Anastasia, 14 ans

« Vous n’en avez pas fait assez, vous n’en avez jamais assez fait, tant qu’il existe encore une chose à laquelle vous pouvez contribuer » – Dag Hammarskjöld 

Prix Nobel de la Paix en 1961 et secrétaire général de l’ONU, Dag Hammarskjöld a beaucoup travaillé pour la Paix. Aujourd’hui encore on parle de cette célèbre personnalité qui a marqué les années difficiles de la guerre froide. Le sujet que j’ai choisi s’adresse à notre génération et à la société des nations. Pourquoi faut-il toujours essayer de s’engager et de contribuer à trouver des solutions pour la Paix?

Dans le monde où nous vivons les conflits entre individus et communautés sont nombreux et les solutions ne sont pas toujours faciles à trouver. Certains conflits deviennent des guerres qui opposent des pays, des chefs de gouvernements et leurs peuples et le résultat est toujours catastrophique ; beaucoup de morts, de blessés, des dégâts matériels et une destruction générale. Nous avons étudié les conséquences des deux guerres mondiales et plus récemment les guerres en Irak, en Afghanistan. Les manifestations en Syrie et en Lybie sont des exemples vivants de violence et de répression.

Nous sommes tous d’accord que la guerre est une violence extrême qui ne résout pas les problèmes. Il est important alors de trouver des moyens pour contribuer à la Paix. C’est le devoir de chacun de nous. Chaque personne a des droits mais aussi des obligations. Dans les pays démocratiques, on a le droit à l’éducation, à la santé, au logement. On peut pratiquer sa propre religion, choisir sa profession et voter. Ceci n’est pas le cas dans beaucoup de pays où les dirigeants qui sont au pouvoir sont des dictateurs qui font souffrir leurs citoyens comme nous l’avons vu dernièrement en Tunisie et en Syrie, en Lybie et en Egypte. C’est pourquoi nous devons faire quelque chose pour la société où nous vivons et aider les sociétés qui souffrent de la dictature. Comment y arriver ?

Dans la famille, on apprend à vivre avec les frères et les sœurs ; on se dispute pour un jouet ou un livre. Mais dans la famille, les parents donnent l’exemple ; on parle, on discute, on fait des compromis. On apprend à vivre ensemble en dialoguant. On trouve des solutions aux disputes, même si tout le monde n’est pas content du compromis qu’il doit faire. A l’école, on apprend à respecter les professeurs et nos camarades, on apprend à comprendre que nous sommes différents et qu’on peut étudier et partager des intérêts même si nous sommes de religion différente ou de race différente. On apprend à communiquer et à s’accepter. Ce n’est pas toujours facile, surtout si on est jeune et qu’on veut avoir raison, ou montrer qui est le plus fort. C’est par des gestes petits ou grands que l’on trouve des choses à faire pour s’entendre et éviter les conflits.

Dans les écoles internationales, on rencontre plusieurs nationalités, différentes cultures, langues et religions. On découvre les différences et on apprend à se respecter. Les jeunes peuvent-ils contribuer à la paix ? L’âge et l’expérience sont importants. Mais les jeunes adolescents peuvent aussi apprendre à donner quelque chose pour la Paix. Dans notre école, dans le programme du Baccalauréat International, le programme CAS enseigne aux élèves à servir la communauté. Dans le domaine de la créativité, on peut par exemple aider les plus jeunes à créer des poèmes sur la paix ou encore à dessiner des colombes tout en leur expliquant les symboles. Pour l’action, on peut stimuler un sport qui apprend la discipline et le respect des règles et pour le service, on peut organiser des collectes pour les gens des pays moins développés. Chacun peut trouver ce qui lui convient et ainsi élargir ses compétences ; en rencontrant d’autres personnes, on fait de nouvelles expériences. On s’aide et on aide les autres.

Ces actions comme apprendre à un immigrant à lire et à écrire paraissent petites mais elles aident la personne qui apprend à connaître ses droits et ses devoirs. Cette personne en retour peut utiliser ce qu’elle a appris pour aider sa communauté. Promener le chien de la voisine qui est tombée malade, ou encore organiser un sport d’équipe pour des enfants défavorisés, c’est aider et partager. Pour arriver à comprendre l’autre et s’engager, il faut s’intéresser à ce qui se passe autour de nous et dans le monde et essayer de faire de notre mieux pour aider. La Paix c’est trouver un moment où deux personnes ou plus se respectent.

Ainsi on peut interpréter les paroles du Prix Nobel de la Paix qui disait en d’autres mots que tant qu’il existe encore une chose à accomplir ou quelqu’un qu’on peut aider, on n’a pas fini notre travail. Notre contribution petite ou grande peut changer notre monde, le monde de notre communauté et celui de nos descendants qui ont besoin de vivre en paix et en harmonie.

About UN News Geneva

Sharing entires to the United Nations Peace Essay competitions run by the Information Service in Geneva in 2011
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